Cassé

Cassé
Je ne t'ai pas vu partir
Ni entendu la porte claquer
C'est un peu facile à dire
Après quelques années

Je ne t'ai pas vu partir
Ton manteau est resté dans l'entrée
Depuis que je t'ai vu sourire
En me rendant les clefs,

Et après m'avoir dit en face
Mes quatre ou cinq vérités
L'amour ça passe ou ça casse
Mais comme c'est déjà...

Cassé, oh oh cassé
Ça passera avec le temps
Ou quelqu'un d'autre
Cassé, oh oh cassé
Ça passera, ça prend du temps
Pour être une autre,
Je laisse la place
A qui voudra

Je ne t'ai pas vu venir
Reprendre ton manteau démodé
Peut-être comme les souvenirs
Qu'il était à jeter

Après me prendre en pleine face
Encore une autre vérité
L'amour ça passe ou ça lasse
Mais puisque c'est déjà

Cassé, oh oh cassé
Ça passera avec le temps
Ou quelqu'un d'autre
Cassé, oh oh cassé
Ça passera,
Ca prend du temps
Pour être une autre,
Je laisse la place
A qui voudra

Cassé, oh oh cassé
Ça passera
Avec le temps
Ou quelqu'un d'autre
Cassé, oh oh cassé

# Posté le lundi 02 février 2004 10:37

Modifié le lundi 09 novembre 2009 12:43

Etre une femme

Etre une femme
Il y a des vies pleines de sourires
Pas de couronne juste un avenir
Fait de sentiments, de rires d'enfants
Et de gestes touchants

Il y en a d'autres qui font souffrir
Où l'on interdit le désir
D'aimer simplement, il faut tout le temps
Se cacher d'être vivante

Etre une femme sur la terre
Qu'on soit reine, qu'on soit mère
Ou pieds nus sans prières
On est toujours
On est toujours solitaire
On est toujours solitaire

Le manque d'amour nous rend fragile
On marche souvent sur le même fil
Qu'est-ce qui nous attend, au fil du temps
Quand s'effacent tous nos printemps
On est ce qu'on vit, là-bas ici
Et la même chose nous unit

Etre une femme sur la terre
Qu'on soit reine, qu'on soit mère
Ou pieds nus sans prières
On est toujours, on est toujours solitaire

Etre une femme sur la terre
C'est l'amour ou l'enfer
C'est semer sans savoir
Le début d'une histoire
Le début d'une histoire

# Posté le lundi 02 février 2004 10:45

Modifié le lundi 09 novembre 2009 12:44

Suivre une étoile

Suivre une étoile
Suivre une étoile
Et se laisser porter au gré du vent
Lever les voiles
Sur les dériveurs, les vieux gréements
Et se remplir de l'air du temps
Dans nos courses en solitaires
Passagers perdus aux desseins différents...
Inventeurs, commis-voyageurs
On avance sans rien savoir
Amoureuses ou marins-pêcheurs
On va tous vers la même histoire...

Suivre une étoile
Me livrer pour elle à toutes les batailles
Lever les voiles
Contre le ciel, me sentir de taille
Et faire tomber les citadelles
Tous mes remparts virtuels
Quoi qu'il en soit
Chercher ma route de la Soie
Sur le chemin de Broceliande
Sur les traces de Perceval
Je voudrais trouver ma légende
M'attacher à un idéal

Suivre une étoile
Et se laisser porter au gré du vent
Lever les voiles
Sur les dériveurs, les vieux gréements
Malgré la peur
Je veux garder pour mon coeur
Le meilleur... Le meilleur...
L'amour dans l'âme
A travers ce monde, je sens
Que quelqu'un m'attend...

Et rencontrer sur cette terre
Un peu d'amour solidaire
Quoi qu'il en soit
Chercher la route jusqu'à toi...

Suivre une étoile
Là-haut, là-haut, courir au gré du vent
Lever les voiles
Et hisser haut sur les vieux gréements

Suivre une étoile
Là-haut, là-haut, courir au gré du vent
Lever les voiles
Et hisser haut sur les vieux gréements

# Posté le lundi 02 février 2004 11:06

Modifié le lundi 09 novembre 2009 12:44

Inévitablement

Inévitablement
Là, je tourne en rond
Je passe mon temps
A chercher pourquoi ou comment
J'ai fait pour ne pas voir avant
Qu'il suffit de vivre au présent
Le passé est un vieil amant
Le futur un doux prétendant
Mais rien n'est suffisant

Là, je fais ma dernière overdose
Promis, je passe à autre chose
Je fais la paix à ce faux moi
L'égo dont il est, je ne suis pas
Je subis la métamorphose
De l'inévitable névrose
Soudain je me dépose

Immuable est le temps
Semblable à ce chant
Dans un coeur d'enfant
Qui s'en défend
Insondable et pourtant
C'est dans l'ici, le maintenant
Que la vie se prend
Inévitablement

Là, je ne tourne plus
Je parle comme si
Les mots n'étaient plus un défi
Mais l'indicible un vrai récit
N'en déplaise à Descartes aussi
Entre les mots et leur silence
Je trouve le véritable sens
Je suis, donc je pense

Immuable est le temps
Semblable à ce chant
Dans un coeur d'enfant
Qui s'en défend
Insondable et pourtant
C'est dans l'ici, le maintenant
Que la vie se prend
Inévitablement

Là, je fais ma dernière overdose
Promis, je passe à autre chose
Soudain je me dépose

Immuable est le temps
Semblable à ce chant
Dans mon coeur d'enfant
Qui s'en défend
Insondable et pourtant
C'est dans l'ici, le maintenant
Que la vie se prend
Inévitablement

Semblable à ce vent
Tout est dans le moment présent
Dispensé du temps
Dont on dépend
Minuscule et pourtant
C'est dans l'ici, le maintenant
Que rien ne fait plus mal
Rien ne nous fait plus mal
Rien ne nous fait plus mal
Inévitablement

# Posté le lundi 02 février 2004 11:16

Modifié le lundi 09 novembre 2009 12:51

Jure-moi

Jure-moi
Il faut décider de sa chance
A défaut de sa naissance
Et pleurer en silence
Le manque et l'absence

Quand j'oublie mon enfance
J'en perds toutes mes croyances
Parce qu'à force d'évidence
La vie n'a plus de sens

Jure-moi
Jure-moi tout ça
Et même si tu n'y crois pas
Même en croisant les doigts
Jure-moi

Jure-moi
Les mots qui font qu'on avance
Quand mon âme se fait violence
Jure-moi
N'importe quoi

J'ai tant vécu pour les flammes
Que je mourrai pour tes larmes
Tant pis si tu condamnes
Les fêlures de mon âme

Jure-moi
Jure-moi tout ça
Et même si tu n'y crois pas
Même en croisant les doigts
Jure-moi

Jure-moi
Les mots qui font qu'on avance
Quand mon âme se fait violence
Jure-moi

Jure-moi
Jure-moi tout ça
Même si tu n'y consens pas
Même en touchant du bois
Jure-moi

Jure-moi
Le ciel dans toutes ces urgences
Quand ma vie se fait violence
Jure-moi
N'importe quoi

# Posté le lundi 02 février 2004 11:28

Modifié le lundi 09 novembre 2009 12:52